Air + On = ∞ O

Lorsqu’un héron vint se poser à ma fenêtre,
de ses yeux je me mis à voler…

L’infini induit l’absence de point d’arrivée et de départ, des espaces-temps. Une géométrie variable, multidimensionnelle.

Le centre, la sensation du centre – qui n’est pas une chose extérieure, au loin, un peu obscure- le point d’équilibre, celui qui nous donne notre verticalité, sans lui, nous restons à terre.

Le passage emmêle la vision du cycle, la vague, le serpent qui se mord la queue. Noyé dans la conscience du mouvement. Mourir et renaître continuellement. Répétitions incessantes, transes, « figées » seulement en apparence. Définitivement non stagnante mais vivante.

Le passage peut être vécu comme une errance, une initiation, un non-sens, mais c’est par lui que nous avançons malgré tout, d’une manière ou d’une autre. Il n’a rien de rectiligne, en fait il n’a pas de forme et n’existe pas en soi, pour soi.

 

 

 

Couverture de Point-Ligne-Plan ,1925, Kandinsky

 

 

 

Errons ensemble, le temps d’une danse et ‘Ainsi font font font…’. Que les marionnettes s’affranchissent, d’un petit tour et puis s’en vont. Ne rentrez pas trop tard ce soir, surtout ne prenez pas froid. Whou-ou-ou-ou… et le vent nous emporte il s’engouffre sous la toile le chapeau pointu de Turlututu vole, vole, vole…

Tu parle à Je, Je qui se prend pour Tu alors Tu devient Je. Je écoute et ne sait plus si Tu est aussi Je. Je voudrait parfois que Tu se taise un peu.

Ne voyez-vous pas cette fleur pousser ? N’entendez-vous pas cette chouette hululer ? Encore un pas de danse, juste un, et vous verrez. Traversez les murs sans y penser. Nous sommes toujours ici et ailleurs à la fois.

La danse continue, tourbillonne au-dessus de nos têtes, étoiles aux mille regards. Approchez-vous, le spectacle est en vous. Impossible d’écrire la mélodie du silence.

Tu se tait et Je se repose.

Ecrire dans les marges