Le baron perché — Italo Calvino

Le baron perché

Italo Calvino,
Points Roman Seuil, 1960
traduit par Juliette Bertrand

Le baron perché est un de ces nombreux livres dont j’ai toujours repoussé, depuis l’adolescence, la lecture à plus tard. Finalement, après la lecture de Fils Unique de Stéphane Audeguy, je me suis dit : tiens pourquoi pas Le baron perché !  c’est peut-être le moment de lire ce roman ? Et c’est vrai qu’il y a entre les deux romans, écrits à 49 ans d’intervalle, un fil conducteur ténu : il partagent en effet pas mal de points communs en prenant un angle et un ton complètement différents : la fraternité, la marginalité de ses protagonistes, l’idéal de liberté, la croyance dans le progrès, un certain regard ironique sur leur société contemporaine… et j’ai trouvé très plaisant, à les lire rapprochés, de tisser des liens entre ces deux ouvrages.

Le baron perché est donc un conte philosophique et fantaisiste qui fait partie, avec Le Vicomte pourfendu et  Le chevalier inexistant d’une trilogie surnommée Nos ancêtres. Philosophique, car en arrière plan de cette lecture on voit le profil de Candide ou l’ombre de Zadig (peut-être aussi celui de don Quichotte ou de Cyrano de Bergerac pour la rencontre entre fantasque et philosophique), portant un regard critique et ironique sur la société qui les entoure. Fantaisiste voire fantasque, parce que le postulat de départ du roman ne se préoccupe pas d’une quelconque vraisemblance : c’est en quelque sorte à un jeu enfantin que nous invite le narrateur  : « On dirait qu’un petit garçon monterait à un arbre et qu’il déciderait de ne plus en descendre… »; un jeu auquel le lecteur doit adhérer sans remettre en question le postulat initial sous peine de « rater » l’essentiel du roman.

Pochette imaginée par Pablo Picasso

Illustration par Pablo Picasso

Cosimo Piovasco di Rondò (dit Côme Laverse du Rondeau en français je trouve dommage de traduire en sonorités françaises un patronyme italien, au risque de lui faire perdre sa nationalité) est l’aîné d’une famille noble de la Ligurie (région italienne voisine de la Provence française) et son avenir, comme celui de tous les aristocrates de son époque, paraît tout tracé. Cependant, Cosimo, à l’âge de 12 ans, prétexte d’un différend avec son père concernant un plat d’escargots et décide de monter dans les arbres et de n’en plus jamais redescendre. Ce qu’il va tenir jusqu’au bout. C’est donc l’histoire d’une fugue qui va durer 53 ans. Une fugue jonchée d’aventures extraordinaires et improbables comme en rêvent les enfants quand ils atteignent l’âge où le monde des adultes leur pèse et qu’ils voudraient choisir « autre chose ».

C’est qu’il s’en passe des choses, là-haut dans les arbres : on y découvre le monde sous un angle différent et de ce fait on s’affranchit de ses préjugés, prenant les choses de la vie avec un recul que ne nous permet pas le plancher aux vaches. On y rencontre toute sorte de gens : des bandits, des pirates, des jésuites, de jolies filles, et même Napoléon ; on y apprend la vie comme en vrai : l’émancipation, la lecture, la rébellion, la cruauté, l’amour fou, la fraternité universelle ; on y est déjà haut perché, mais cela ne suffit pas, il faut encore s’élever davantage : imaginer une société utopiste d’hommes et de femmes vivants dans l’égalité parmi les branches, faire la révolution, clamer son goût de la liberté mais aussi supporter le poids de son pesant fardeau…

Je ne m’étendrai pas ici sur l’aspect moral et philosophique de ce conte, ce point étant déjà largement commenté par ailleurs (voir la bibliographie).

 

 

Le narrateur, ce témoin, cet imposteur

Un bruit de branches remuées, et voilà Côme essoufflé qui montre sa tête au milieu des feuilles, en haut d’un grand figuier. Elle [Violette], sa cravache à la bouche, le dévisageait, le nez levé, puis dévisageait les autres, du même regard écrasant. Côme n’y tint plus, hors d’haleine, il lâcha :

– Tu sais, depuis l’autre fois, je ne suis plus descendu des arbres !

Les exploits que fonde une obstination toute intérieure doivent rester secrets ; pour peu qu’on les proclame ou qu’on s’en glorifie, ils semblent vains privés de sens, deviennent mesquins. A peine eut-il prononcé ces paroles que mon frère aurait voulu ne les avoir jamais dites ; tout lui devint indifférent ; il eut réellement envie de descendre et d’en finir.

p.57

Première page manuscrite d'Il Baronne rampante

Première page manuscrite d’Il barone rampante

Ombreuse n’existe plus. Quand je regarde le ciel vide, je me demande si elle a vraiment existé. Ces découpes de branches et de feuilles, ces bifurcations ; ce ciel dont on ne voyait que des éclaboussures ou des pans irréguliers ; tout cela existait peut-être seulement pour que mon frère y circulât de son léger pas d’écureuil. C’était une broderie faite sur du néant, comme ce filet d’encre que je viens de laisser couler, page après page, bourré de ratures, de renvois, de pâtés nerveux, de taches, de lacunes, ce filet qui parfois égrène de gros pépins clairs, parfois se resserre en signes minuscules, en semis fins comme des points, tantôt revient sur lui-même, tantôt bifurque, tantôt assemble des grumeaux de phrase sur lit de feuille ou de nuages, qui achoppe, qui recommence aussitôt à s’entortiller et court, court, se déroule, pour envelopper une dernière grappe insensée de mots, d’idées de rêves — et c’est fini.

Février 1957 

p.283

Le récit de ce roman est rapporté par le frère cadet de Cosimo. C’est donc tout l’inverse de Fils Unique où le frère « non-conforme » tente de rétablir, par un contre-récit, la vérité sur sa propre existence et sur le mensonge odieux de son frère cadet. Ici le frère cadet – l’enfant modèle, celui qui reste dans les canons conformistes de l’aristocratie, « cet homme posé, sans grands élans ni tourments, un père de famille, noble par sa naissance, libéral dans ses idées, respectueux des lois » – raconte les tribulations de son frère aîné avec, tour à tour, une profonde admiration, une jalousie qu’il a parfois du mal à contenir, une incompréhension totale (jusqu’à le croire fou), etc.

Un autre baron, celui de Münchausen, interprété par Georges Neville dans la célèbre adaptation de Terry Gilliam qui fut un désastre commercial

Un autre baron, celui de Münchausen, interprété ici par Georges Neville dans la célèbre adaptation de Terry Gilliam qui fut un désastre commercial

Le narrateur ne cesse d’ailleurs de s’entourer de précautions oratoires, comme s’il était soumis à une déontologie (anachronique) de journaliste : il justifie tout ce qu’il sait de son frère perché (duquel il est finalement le grand témoin absent de ses exploits) en précisant que les récits qu’il rapporte sont recomposés à partir d’éléments grappillés soit de la bouche même de Cosimo, soit de personnes rencontrées, soit des rumeurs qui circulent au village voisin, avouant même parfois qu’il s’imagine que ça s’est passé comme il le raconte.

J’ai trouvé cet élément bien singulier : Calvino aurait pu faire raconter l’histoire par Cosimo en personne, par le biais de quelque journal personnel retrouvé ou autre tour de passe passe que les écrivains connaissent bien et qui aurait pu coller avec la personnalité de Cosimo. Il n’en est rien. Car, comme le rappelle la première citation, relater par soi-même ses exploits n’est pas glorieux et porteur de sens. On peut passer pour un vantard, voire un bonimenteur. Ces « exploits » doivent alors être racontés à la 3e personne : la prise en charge par ce frère qui l’observe au pied des arbres semble donc s’expliquer naturellement.

Mais cela va plus loin que cela car en fin de compte : de même que le Baron ne peut jouir de sa liberté, de son projet fou, que par l’entremise, par la dépendance, le bon vouloir et la fortune de ce frère, de même le récit de ses aventures ne peut prendre corps que sous la plume de ce narrateur tapi à l’ombre de ces arbres.

C’est alors que le dernier paragraphe plonge le lecteur dans une grande perplexité : et si tout cela n’avait jamais existé, si tout cela, Ombreuse, ces arbres, ce baron, si tout cela n’était qu’invention, si la grandeur du royaume de Cosimo, cette forêt d’Yeuse, de chênes et de marronniers, si tout cela n’était en fait que que le reflet de l’épaisse forêt que formes les lignes, « la broderie » de ce roman… et si le narrateur n’était tout simplement qu’un créateur d’histoires…

 

Grimper aux arbres comme à un livre

Une autre chose m’a finalement beaucoup séduit : Et si cet acte de grimper aux arbres n’était pas une manière déguisée de décrire l’acte de l’écrivain et par contamination, celui du lecteur.

Moi, lecteur je me sens comme Cosimo : je suis un jour monté dans un arbre qui s’appelait un livre, qui était de même matière – mélange de bois, de sève et de temps – et poussé par un sentiment d’ivresse, de liberté, de soif de connaître, j’ai décidé de ne plus en redescendre. Ainsi depuis je saute de page en page, de livre en livre en espérant ne plus jamais en descendre…

Pour conclure, Le baron perché est une œuvre drôle, avec plein de petits tiroirs d’où sortent des sourires, des clins d’œil, une œuvre ludique qui quelque part nous ramène à nos cabanes d’enfance ou à nos escapades dans les arbres… Au final je me dis que c’est une œuvre qu’on a plus intérêt à lire quand on est adulte, quand le temps est loin où l’enfant que nous étions chevauchait les arbres et qui, contrairement au baron, a fini par redescendre de sa branche…


 

Pour aller plus loin

16 Comments Le baron perché — Italo Calvino

  1. sylvie

    Oh! j’ai eu la chance dernièrement de reprendre contact avec ce livre qui fait partie de mon panthéon, en feuilletant le volume paru au Seuil et illustré par Yan Nacimbene.
    Un vrai régal, une invite à regrimper encore une fois, à laquelle j’ai pourtant résisté.
    Ferais-tu partie de cette étrange entreprise de tentation?
    Dans tous les cas, c’est ce qu’on appelle une coïncidence 😉
    Bravo pour ton billet, excellent, et que j’ai lu avec beaucoup de plaisir.

  2. ekwerkwe

    Tout comme Sylvie, je m’incline devant cette superbe chronique.
    J’ai lu « Le baron perché » il y a fort longtemps, et je me suis laissée bercer par ma lecture, sans y chercher un sens particulier. J’adore ta réinterprétation de l’oeuvre, où le texte se fait forêt et le lecteur, baron perché.
    Calvino a aussi écrit « Forêt, racine, labyrinthe », dont je ne garde aucun souvenir (mis à part que j’avais aimé): un livre pour toi, non?

    J’ai un amour particulier pour « Le vicomte pourfendu », probablement parce que je l’ai lu beaucoup plus tard, et mieux compris. D’où nécessité absolue de relire ce roman-ci…

  3. Sébastien

    @Sylvie
    J’ai cru comprendre qu’il y avait pas mal d’édition où des illustrateurs s’en donnaient à cœur jour. J’ai mis celle de Picasso mais j’en ai trouvé d’autres par ailleurs… En tout les cas je tente qui le souhaite à (re)lire cette oeuvre tant on si sent bien dedans. C’est l’objectif de ce billet et tant mieux s’il réussi à instiller cette envie. Je testerai bien une autre traduction aussi pour voir, je n’ai pas toujours trouvé le style de Juliette Bertrand très convainquant. Il faut dire aussi que Calvino a l’air d’avoir un style très particulier qu’il semble difficile de restituer (que ne suis italophone).

    @Ekwerkwe
    Content que tu aies apprécié cette note de lecture. Il faut, je pense, le relire plus tard, comme je dis, quand les escapades dans les arbres sont lointaines. Ce livre m’a beaucoup replongé dans des souvenirs d’enfance : je me suis rappelé que souvent, quand j’avais du vague à l’âme, en rentrant de l’école quand les jours rallongeaient, j’allais me réfugier dans un grand frêne derrière chez moi. On avait découvert le chemin avec un ami et cet arbre a été un moment comme une seconde chambre en plein air. On y amenait de quoi grignoter, lire, écouter de la musique… Je me suis rappelé aussi une tentative, toujours avec cet ami, de passer la nuit à la belle étoile sur la branche d’un arbre… tentative qui a fini au pied dudit l’arbre (oui c’est vraiment inconfortable une branche) avec en prime un troupeau de vaches qui nous observaient avec grande intérêt.

    Pour ce qui est de cette réinterprétation, j’ai peut-être un peu forcé le trait, mais c’est vraiment comme ça que je l’ai ressenti, dés le moment où il dévore des livres dans les arbres et encore plus dans ce dernier paragraphe que je cite. Je trouve bien dommage en tous les cas de ne rester qu’au niveau du conte fantaisiste philosophique comme on le trouve souvent dans les notes de lecture scolaires… Dans mon idée de Calvino, que je rapproche peut-être à tort de Borgès, j’y vois un auteur soucieux d’explorer la langue et la structure narrative qui la porte, aussi je ne peux pas imaginer qu’un auteur pareil fasse un récit plat sans une profondeur narrative qui donne un sens nouveau à l’œuvre.

    Quant à « Forêt, racine, labyrinthe » et bien je ne connaissais pas mais miam ! oui ça me donne bien envie.
    Le vicomte à l’inverse j’en ai un vague souvenir au lycée et je pense que j’y reviendrais également.

    Ouh lala je suis bavard 🙂

  4. sylvie

    Forêt, racine, labyrinthe, tu sais où le trouver…
    J’ai adoré aussi le vicomte pourfendu, mais ceux que j’aime le plus, après le baron perché, c’est entendu,
    c’est Marcovaldo, ou les saisons à la ville, et oh combien superbe et drôle : Palomar.

  5. Sébastien

    Je sens que je vais plutôt acheter son œuvre complète chez Seuil :p

    En parcourant sa biblio sur alapage je découvre ceci :

    Défis au labyrinthes

    « Pourquoi lire des classiques quand les étalages des libraires regorgent de nouveautés qui, au moins, parlent de notre temps ? Italo Calvino se propose d’élucider cette question à la fois riche et limpide, lors d’un cycle de conférences tenues en 1984 à l’université Harvard, dans lesquelles il recommande au prochain millénaire certaines valeurs littéraires qui lui tiennent à coeur. Parmi celles-ci, l’amour de la littérature classique, conçue non comme un temple immuable ou un palmarès mais comme le territoire d’une traversée inoubliable, une matière vivante, dense, généreuse que le dernier roman paru ne pourra jamais remplacer… »

    Pourquoi n’ai-je pas eu cet Italo comme professeur de labyrinthes ?

  6. InFolio

    Traitre ! venir m’en parler sur mon blog et venir en remettre une couche ici. Comme j’ai toujours du retard dans mes comm, je l’ai lu tout à l’heure ton message et l’envie de passer sur ma liste amazon a fourmillé dans mes doigts, hé bien, voilà, avec cette seconde couche, traitre, j’ai cédé !
    Bon, tu as encore une chance de te rattraper en me retenant de l’acheter dans les jours qui viennent, car, oh, honte, si je prends celui-ci, c’est d’autres livres que j’avais noté depuis qq mois qui seront commandés avec ! Comme si tous les livres empilés chez moi ne suffisaient pas !

  7. ekwerkwe

    > InFlo
    Je peux te prêter pas mal de Calvino (dont « Le baron perché »), donc pas la peine de les acheter.

    > Sylvie
    Mon préféré des préférés, c’est « Si par une nuit d’iver un voyageur… »: pour le coup, un labyrinthe plein d’impasses et peut-être sans sortie…

    > Sébastien
    De Borgès, je n’ai lu que « L’Aleph », un recueil de nouvelles relativement accessibles (dixit la 4 de couv’). J’avoue que je suis restée en surface. Si un de ces jours tu te sens de faire une note…

    Et puis, ça m’y fait penser parce que sa propre 4ème de couverture le compare justement à Calvino et Borgès (rien que ça!): il faut absolument que tu lises « La cité des Saints et des fous », de Jeff Vandermeer: ni sf, ni fantasy, plutôt les talentueux collages d’un auteur avec un monde bien à lui. C’est extrêmement bien écrit, drôle, labyrinthique, ambitieux, fouillé: une merveille aux multiples facettes. Incontestablement dans mon topfive de cette année (et les places sont chères)!

  8. sylvie

    @ek, moi, si par une nuit d’hiver un voyageur m’a perdue à me donner mal au cœur, j’ai même pas envie d’essayer une autre fois.

  9. InFolio

    @ekwe : oui… oui… j’aimerais…
    mais tu connais mes contraintes de temps et mon hypothétique départ au printemps…
    Si je te l’emprunte, je vais m’efforcer de le lire maintenant, sachant que :
    – je n’ai pas fini l’ABC,
    – j’ai proposé mes livres étiquetés sur le forum d’Aix (si je veux les lire avant ma date fatidique pour les donner aux aixois, je vais devoir me bouger un peu),
    – j’ai ajouté à ma pile prioritaire quelques romans SF pour ma rubrique SF-F,
    – j’ai reçu de doc les 5 tomes de la série Lestat de Anne Rice (forcément étiquetés), et que je compte lui rendre avant de partir,
    – je n’exclue pas d’avancer la date fatidique pour peu que je trouve une opportunité, dans la mesure où ma mission actuelle est presque finie (si je reste jusque la fin du contrat, ils vont devoir me trouver du boulot bouche-trou et je sens que je vais m’ennuyer)…

    Bref, si je te l’emprunte, je ne peux pas le lire maintenant… il y a déjà (pour le moment, les aixois n’ont pas tous répondu) 18 livres qui passent avant… il va être lu au mieux dans 6 mois… et dans 6 mois, ça va probablement être le casse tête pour te le rendre.

    Alors merci beaucoup pour cette offre très attirante, mais un livre prêté est tellement prioritaire pour moi que je ne peux accepter de te le garder si longtemps. Je vais donc le laisser noté sur ma liste amazon et me retenir aussi longtemps que je peux de passer dans une librairie ou de cliquer sur commander un jour de désespoir.

  10. Sébastien

    @infolio
    >venir m’en parler sur mon blog et venir en remettre une couche ici.
    C’est l’effet du labyrinthe… J’aime aussi semer dans les potagers voisins 🙂 Mais je suis sincèrement heureux que tu aies l’envie de le lire… Je suis sûr que tu ne vas pas t’ennuyer. Par contre, visiblement, Ekwe peut te le prêter, garde peut-être tes crédits livres pour d’autres acquisitions 🙂 (et puis je ne voudrais pas qu’on dise que je te pousse à la consommation de livre !)

    @ Ekwerkwe
    Tu peux être sûr de trouver ici (dés que je les aurais ressortis de mes cartons, mes livres sont en prison depuis mon dernier déménagement) plusieurs billets sur Borges, qui pour moi a poussé loin l’art de la narration et qui est source d’inspiration de nombreux auteurs contemporains. Alors oui ce sont ce jeux narratifs qui peuvent paraître un peu « intellos » de prime abord mais quelle richesse, quel art de raconter des histoires… Bon le week end prochain, promis, je vais faire un peu de spéléo dans mes 2 m3 de cartons…

    Quant à Jeff Vandermeer je ne connaissais pas mais à en lire ce que tu en dis et ce qu’en dit le « Cafard cosmique » (oui ça y est tu m’as contaminé maintenant) ça a l’air très très alléchant… par contre il semble qu’il n’ait qu’un livre de traduit : La Cité des saints et des fous.

  11. sandrine

    Oh, je suis contente de voir que la métaphore de l’écriture ne vous à pas échappé. Elle est très présente, enfin je trouve et lorsqu’on lit les descriptions des branches on y voit la construction des phrases… J’avais trouvé ça magnifique.

    PS : j’adore le template de votre site !

  12. Sébastien

    @Sandrine
    Oui ça n’est pas toujours d’une évidence flagrante, mais justement c’est cette douce hésitation qui rend le récit intéressant, on s’imagine d’autres choses derrière les mots…

    PS. : Merci, je n’ai fait que l’adapter mais je trouvais qu’il collait bien avec mes labyrinthes avec vue 🙂

  13. Langlois

    bonjour, j’ai une question : quelle est la place de la presse dans ce livre ? Comment est-elle vue à travers cette oeuvre?

  14. Laura

    Bonjour, je voulais savoir quels sont les relations entre le narrateur, Côme, et leur père.? Et quelles sont les règles de vie imposées aux deux garcons ?

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